Profil du Burkina Faso

community mobilization

Un crieur public annonce la campagne de vaccination contre la méningite au Burkina Faso.

Le Burkina Faso est un pays sub-saharien enclavé, d’une superficie de 274 200 km2, ayant des ressources naturelles et des précipitations limitées. Le pays se situe au cœur de la ceinture de la méningite et connaît régulièrement de graves épidémies. Ces dernières frappent généralement pendant la saison sèche (de décembre à juin), et tendent à présenter un pic autour d’avril, le mois le plus chaud de l’année.

En décembre 2010, le Burkina Faso a été le premier pays à introduire MenAfriVacTM à échelle nationale.

Économie

Le Burkina Faso compte parmi les pays les plus pauvres de la planète. L’économie dépend fortement de l’agriculture, et du coton en particulier. Près de 90% de la population vit d’une agriculture de subsistance, qui peut gravement souffrir des faibles précipitations. Le pays a connu jusqu’en 2007 une amélioration économique légère mais constante, le produit intérieur brut (PIB) enregistrant une augmentation d’environ 5% par an. Depuis cette date, l’économie stagne, essentiellement du fait des mauvaises conditions météorologiques affectant la principale source d’exportation du pays qu’est le coton, mais aussi en raison de la chute des cours du coton. Le taux de croissance envisagé pour le Burkina Faso en 2009 était de 3,4%. Les Burkinabè exercent des pressions pour améliorer leur accès aux marchés occidentaux.

Les réformes économiques menées ont aidé le pays à prétendre à un allègement de la dette. En 2006, il a pu bénéficier de l’initiative multilatérale de réduction de la dette, entraînant l’annulation des dettes en cours auprès de la Banque mondiale, du Fonds Monéraire International et de la Banque africaine de développement.

Démographie

La population du Burkina Faso était estimée à 14,9 millions d’habitants en 2009. Le taux de croissance annuel de la population est de 2,9%. Les femmes ont en moyenne 6,3 enfants. En 2006, l’espérance de vie à la naissance était de 51 ans pour les hommes et de 54 ans pour les femmes (52 ans en moyenne).

La population reste en grande majorité rurale. La densité de population moyenne est de 37 hab./km2, mais la répartition de la population dans le pays est très inégale. La plupart des Burkinabè vivent dans la partie sud du pays où la densité de population peut atteindre 48 hab./km2 dans des zones spécifiques.

Le Burkina Faso est un pays jeune. L’âge moyen de la population est de 17 ans. On estime qu’environ 70% de la population est âgée de 1 à 29 ans; c’est la population ciblée pour la campagne de vaccination par le vaccin antiméningococcique conjugué A.

Plus de 90% de la population parle une des langues maternelles africaines associées à la famille des langues soudaniques. Le français est la langue officielle du gouvernement. La moitié de la population est musulmane, 35% ont des croyances indigènes et 15% sont chrétiens.

Développement

Concernant l’indice de développement humain (IDH) élaboré par le Programme des Nations Unies pour le développement, le Burkina Faso se classe en queue de peloton (176e sur 177). Le taux d’alphabétisation, très faible, est de 26% (29,4% pour les hommes, contre 15,2% pour les femmes). Un effort concerté a été entrepris pour augmenter ce taux en améliorant l’accès à l’enseignement primaire. La loi rend l’éducation libre et obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. Cependant, la pauvreté endémique empêche de nombreux enfants d’aller à l’école. Ils doivent travailler dans les champs ou faire d’autres types de travaux. Les parents ne peuvent pas non plus supporter le coût des fournitures. En 2006, le taux effectif des enfants suivant l’enseignement primaire était de 52% pour les garçons et de 42% pour les filles.

L’accès à l’eau potable est bon dans les villes (82%), quand dans les zones rurales, moins de la moitié de la population (44%) y a accès. Environ un tiers des enfants burkinabè présentent un déficit pondéral.

Le gouvernement du Burkina Faso est engagé dans un processus d’amélioration de la santé dans le pays. En coopération avec des donateurs, il tente d’améliorer les soins de santé primaires en fournissant une aide aux mères allaitantes et aux nourrissons, en menant à bien des campagnes de vaccination et en prodiguant une éducation sanitaire. Le Burkina Faso dispose d’un bon programme de vaccination, les campagnes couvrant généralement 95% à 99% des enfants ciblés, selon les données du Programme élargi de Vaccination (PEV).

Les efforts et investissement soutenus entrepris par le Burkina Faso ont permis d’enregistrer des tendances positives en matière de bien-être social. Le taux de mortalité infantile est passé de 100 pour 1000 en 1998 à 81 pour 1000 en 2003. Le taux de mortalité des moins de 5 ans a chuté de 219 pour 1000 en 1998 à 184 pour 1000 en 2003.

Photo: UNICEF/Jon Shadid.