Profil du Niger
Le Niger rapporte couramment des épidémies de méningite |
Le Niger est un pays subsaharien enclavé, principalement constitué de désert, d’une superficie avoisinant les 1,27 million de km2. Près de 80% du pays est occupé par le désert, et les sécheresses constituent un problème récurrent dans ce pays où la majorité de la population vit d’une agriculture de subsistance. Le pays est situé au cœur de la ceinture de la méningite et connaît régulièrement de graves épidémies. Ces dernières frappent généralement pendant la saison sèche (de décembre à juin), et tendent à présenter un pic autour d’avril, le mois le plus chaud de l’année.
Économie
Le Niger est un des pays les plus pauvres de la planète. L’économie dépend fortement de l’agriculture, et du coton en particulier, regroupée dans les terres du sud, plus fertiles. Une des principales préoccupations consiste à assurer l’alimentation de la population. Le pays dispose aussi d’une grande diversité de ressources naturelles, parmi lesquelles de l’uranium. Le Niger occupe le troisième rang mondial des producteurs d’uranium, sa production représentant un tiers des exportations du pays. À l’avenir, l’exploitation des réserves de pétrole, d’or et de charbon pourrait stimuler l’économie, mais pour l’instant, le Niger dépend fortement des contributions de donateurs, qui représentent environ la moitié du budget du gouvernement. En 2005, le Niger a pu bénéficier de l’allègement multilatéral de la dette auprès du Fonds Monétaire International. Les secteurs économique et financier sont fragiles et freinent le développement d’activités génératrices de revenus.
Démographie
On estime la population du Niger à environ 14 millions d’habitants, avec un taux annuel d’accroissement de la population de 3,5%. Les femmes ont en moyenne 7,3 enfants. L’espérance de vie à la naissance est estimée à 42 ans uniquement pour les hommes et 43 ans pour les femmes. La population est à une écrasante majorité rurale. La densité de population moyenne est de 12 hab./km2. La population est très inégalement répartie et fortement concentrée dans le sud. Du fait des taux de fécondité et de mortalité élevés, le Niger est un pays jeune, puisque l’âge moyen de la population est de 16 ans seulement.
Environ la moitié de la population fait partie de l'ethnie Hausa, mais de nombreuses autres langues maternelles africaines sont parlées. Le français est la langue officielle du gouvernement. Le Niger est un pays essentiellement musulman (plus de 90% de la population).
Développement
Le Niger se classe au 174e rang sur 177 pays répertoriés dans l’indice de développement humain élaboré par le Programme des Nations Unies pour le développement. Malgré les efforts concédés pour améliorer l’enseignement, le taux d’alphabétisation de 29,8% (44% pour les hommes, 16% pour les femmes) est très bas. D’après les données de 2006, presque 40% des enfants du Niger de moins de cinq ans présentent un déficit pondéral.
Le Niger a un faible niveau d’enseignement. En 2001, le gouvernement, bénéficiant d’une aide extérieure, a mis en place un programme visant à augmenter le taux de fréquentation scolaire. Ce projet a eu pour effet des améliorations modestes mais constantes du taux de fréquentation de l’école primaire. Actuellement, ce sont en moyenne 36% des filles qui bénéficient d’un enseignement primaire, et 49% des garçons. Mais ces chiffres masquent des variations considérables entre zones rurales et zones urbaines. Les écoles coraniques restent courantes.
Le manque d’écoles et d’enseignants dans les zones rurales, en particulier dans les zones de population nomade, reste un problème. La pauvreté endémique est la principale raison du si faible taux de fréquentation de l’école. De nombreux enfants doivent aider la famille à se procurer un revenu. Les parents ne peuvent pas non plus supporter le coût des fournitures.
Il existe une nette différence dans l’accès à une eau potable de qualité acceptable entre les zones rurales et urbaines, allant de 32% à 91% de la population respectivement. L’accès à un système sanitaire acceptable est aussi mal réparti: dans les zones urbaines, 27% de la population y a accès, mais ce chiffre tombe tout juste à 3% dans les zones rurales. La mise en décharge non régulée des déchets favorise la prolifération des vecteurs de maladies.
Le système de santé est limité au Niger en raison de l’absence de structures et de personnel. En 2004 par exemple, le Niger ne comptait que 377 médecins, soit un taux de 0,03 pour 10 000 habitants. Dans les zones rurales pauvres, ce taux est pire encore. Plus d’un tiers du personnel de santé exerce à Niamey, capitale du pays. Selon le Programme élargi de Vaccination (PEV), les vaccinations enfantines de routine atteignent entre 40% et 50% des enfants. L’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services de santé est un des points ciblés par la stratégie de réduction de la pauvreté établie par le gouvernement.
Photo: Umit Kartoglu.

