Foire aux questions
- 1. Le projet présente de nombreux défis pour MVP. Quels sont les plus difficiles à relever ?
- 2. Quels horizons nouveaux MVP ouvre-t-il avec ce projet ?
- 3. Est-ce que le transfert de technologie à un fabricant situé dans un pays en développement offre réellement un avantage ?
- 4. La donation de 70 millions de dollars octroyée par la Fondation Gates suffira-t-elle à couvrir les coûts de MVP pour les dix années prévues ? Sinon, comment les besoins subséquents du projet seront-ils financés ?
- 5. Pourquoi mettre au point un vaccin contre la méningite alors qu'il y a d'autres maladies, comme la malaria, le virus VIH, le sida ou la tuberculose, qui tuent davantage de personnes en Afrique ?
- 6. Si la mise au point du vaccin pour l'Afrique prend plusieurs années, comment fera-t-on pour contrôler les épidémies de méningite jusque là ?
- 7. Lorsque le vaccin sera mis au point, combien de temps cela prendra-t-il pour éliminer la méningite en Afrique ?
- 8. Pourquoi les fabricants des pays industrialisés ne développent-ils pas un vaccin anti-méningococcique adapté à l'Afrique ?
- 9. Quelle est l'attitude de MVP face à l'épidémie à souche W135 au Burkina Faso en 2001 et à la possibilité que cette souche devienne une menace épidémique dans les pays de la ceinture de la méningite ?
- 10. Quelle somme d'argent dépense-t-on chaque année pour répondre aux flambées épidémiques ou épidémies ?
- 11. Si les antibiotiques parviennent à limiter la propagation et la sévérité de la maladie, pourquoi ne pas les utiliser plutôt que de créer de nouveaux vaccins, puisque les médicaments existent déjà et qu'ils coûtent sans doute moins cher ? Avec 70 millions de dollars, il semble que l'on puisse acheter pas mal d'antibiotiques, non? Pourquoi ne pas utiliser l'argent disponible et apporter une solution immédiate au problème ?
- 12. Combien d'argent supplémentaire faudra-t-il au projet pour atteindre son objectif d'éliminer les épidémies de méningite en tant que problème de santé publique en Afrique sub-saharienne ?
- 13. Est-ce que les gouvernements africains ont été consultés pour savoir si ce vaccin et ce programme répondent réellement à leurs besoins ?
- 14. Comment allez-vous distribuer le vaccin en Afrique ?
- 15. Allez-vous introduire le vaccin dans toute l'Afrique sub-saharienne en même temps ?
- 16. Où puis-je trouver d’autres informations à propos de la méningite ?
Q1. Le projet présente de nombreux défis pour MVP. Quels sont les plus difficiles à relever ?
R : MVP travaille en partenariat avec plusieurs compagnies qui sont chacune responsables d'une étape bien précise dans le développement du vaccin : production des matières premières, processus de conjugaison, production et distribution.
Ce nouveau modèle de partenariat crée des défis en matière de :
- Compétences administratives et techniques : c'est à MVP et au fabricant de vaccin (qui est situé dans un pays en voie de développement) qu'il incombe d’accomplir tout le travail technique et toutes les démarches administratives nécessaires à l'obtention d’un enregistrement pour le nouveau vaccin. Si MVP avait directement acheté un vaccin à une compagnie pharmaceutique, c'est la compagnie pharmaceutique qui se serait chargée de ces démarches.
- Contrôle : en plus de superviser le développement du vaccin, MVP va devoir contrôler le transfert de la technologie de conjugaison au fabricant de vaccin.
- Organisation d'essais cliniques et enregistrement : MVP et les fabricants seront conjointement responsables des essais cliniques en Afrique et ils devront également collaborer avec les autorités d’enregistrement nationales en vue de procéder à l'enregistrement du vaccin.
- Flexibilité : si la situation épidémiologique dans la ceinture de la méningite venait à changer, MVP doit être suffisamment flexible pour s'adapter rapidement à la nouvelle situation. Par exemple, jusqu'en 2002 le méningocoque de groupe A représentait 80 à 85% des cas de méningites lors des épidémies en Afrique. Si des souches autres que celles de groupe A devaient provoquer des épidémies, MVP se devra de pouvoir faire face à la situation.
Lorsque le vaccin sera mis au point, MVP devra :
- s'assurer de la détection précoce des épidémies en Afrique,
- atteindre un haut niveau de couverture vaccinale pendant les campagnes d'immunisation,
- incorporer la surveillance de la méningite dans la surveillance d'autres maladies épidémiques,
- introduire le vaccin dans les programmes systématiques de vaccination enfantine et créer des campagnes spéciales pour les 1 à 29 ans.
Q2. Quels horizons nouveaux MVP ouvre-t-il avec ce projet ?
R. Si MVP remplit sa mission et atteint les objectifs qu'il s'est fixés, ce sera la première fois qu'un consortium comprenant le secteur privé, le secteur public et une organisation non gouvernementale à but non lucratif collaborera avec une fondation philanthropique (la Fondation Bill & Melinda Gates) dans le but de mettre au point un vaccin qui est extrêmement nécessaire en Afrique mais qui n'aurait pas été développé par le seul biais du secteur privé. Cela pourrait créer un précédent pour le développement d'autres médicaments ou vaccins pour les pays en développement.
Q3. Est-ce que le transfert de technologie à un fabricant situé dans un pays en développement offre réellement un avantage ?
R. Oui, sans aucun doute :
- Cela réduit considérablement le coût de production du vaccin
- Cela réduit également la tentation de travailler sur d'autres projets plus rentables car tous les efforts sont concentrés sur le développement d'un seul produit
- Ce modèle de partenariat offre la possibilité de créer un vaccin sur base des besoins rencontrés en Afrique. Par exemple, le vaccin sera fourni dans des ampoules de 10 doses chacune, un conditionnement qui est parfaitement adapté aux campagnes de vaccination de masse en Afrique.
Q4. La donation de 70 millions de dollars octroyée par la Fondation Gates suffira-t-elle à couvrir les coûts de MVP pour les dix années prévues ? Sinon, comment les besoins subséquents du projet seront-ils financés ?
R. Non, la donation initiale ne permettra pas de financer entièrement le projet. Elle sert à :
- lancer le projet
- poursuivre les négociations avec les fabricants pour mettre au point et obtenir la licence de commercialisation pour le vaccin
- fournir les données nécessaires montrant que l'utilisation des vaccins peut juguler les épidémies de méningite.
Les fonds nécessaires à l'achat des vaccins et à la réalisation d'études épidémiologiques et microbiologiques supplémentaires devront être obtenus ailleurs. MVP déploie actuellement de gros efforts afin de trouver d'autres sources de financement au niveau global et régional.
Q5. Pourquoi mettre au point un vaccin contre la méningite alors qu'il y a d'autres maladies, comme la malaria, le virus VIH, le sida ou la tuberculose, qui tuent davantage de personnes en Afrique ?
R. Contrairement à d'autres problèmes de santé pour lesquels la solution est plus incertaine, la technologie existe pour développer en quelques années un vaccin anti-méningococcique qui soit sûr et efficace.
Il est tout à fait exact que la méningite tue moins de personnes en Afrique que d'autres maladies, mais les épidémies sont humainement, socialement, économiquement et politiquement dévastatrices. La moitié des victimes sont des adolescents et de jeunes adultes, et la plupart ont des enfants ou une famille à charge. Les épidémies se propagent si rapidement qu'elles peuvent provoquer une panique générale. Ces flambées épidémiques peuvent paralyser le système sanitaire d'une région en quelques jours.
En débarrassant l'Afrique des épidémies à méningocoque, on ne va pas seulement sauver des vies ; on va aussi éliminer un problème majeur de santé publique. Cela permettra aux responsables sanitaires africains et aux autres personnes concernées de se concentrer davantage sur d'autres problèmes de santé publique.
Q6. Si la mise au point du vaccin pour l'Afrique prend plusieurs années, comment fera-t-on pour contrôler les épidémies de méningite jusque là ?
R. Aujourd'hui, la seule manière de contrôler les épidémies de méningite en Afrique sub-saharienne passe par une détection précoce de la maladie ainsi que par des campagnes de vaccination avec les vaccins polyosidiques.
Le partenariat (ICG – Groupe International de Coordination pour l’approvisionnement en vaccin anti-méningococcique) qui contrôle actuellement les stocks d'urgence va collaborer avec les fabricants de vaccins afin de s'assurer que des quantités suffisantes de vaccins polyosidiques soient produites jusqu'à ce que les menaces d'épidémies soient éliminées.
Les nouveaux vaccins conjugués permettront un jour d'éliminer les épidémies de méningite en Afrique, mais il va falloir continuer à utiliser des vaccins polyosidiques pendant plusieurs années afin de contrôler les épidémies. Le risque d'épidémie existera jusqu'à ce que tous les pays de la ceinture de la méningite atteignent un taux d'immunisation suffisamment élevé avec les nouveaux vaccins.
Q7. Lorsque le vaccin sera mis au point, combien de temps cela prendra-t-il pour éliminer la méningite en Afrique ?
R. Malheureusement, il est impossible de donner une date précise. Les études montrent que si l’on introduisait les nouveaux vaccins conjugués uniquement par le biais du Programme élargi de vaccination (PEV), il faudrait des décennies avant d’avoir un impact réel sur la fréquence des épidémies en raison de l’étendue des tranches d'âge touchées par la maladie (de l'enfance à 29 ans) et des phénomènes de portage.
Organiser des campagnes de vaccination de masse pendant lesquelles une large tranche de la population est vaccinée, en plus de la vaccination systématique des nourrissons, peut accélérer le processus de protection d’une population par rapport à ces épidémies mortelles. Mais il est actuellement impossible de prédire quand la méningite sera éradiquée de l'Afrique.
Q8. Pourquoi les fabricants des pays industrialisés ne développent-ils pas un vaccin anti-méningococcique adapté à l'Afrique ?
R. L'industrie pharmaceutique prend ses décisions en tenant compte de plusieurs facteurs :
- Du fait que le sérogroupe A est pratiquement inexistant dans les pays industrialisés, les fabricants de vaccins considèrent que le rendement du capital investi est trop faible par rapport aux efforts financiers substantiels nécessaires à la mise au point de vaccins destinés principalement à l'Afrique.
- Il y a quelques années, le Royaume-Uni a fait des démarches en vue de l'obtention d'un enregistrement pour un vaccin uniquement efficace contre la méningite C, la méningite la plus courante dans le pays. Les fabricants de vaccins ont interprété cette démarche comme le signe qu'un vaccin à méningocoque A n'était pas nécessaire à court terme et ils ont commencé à travailler sur d'autres vaccins destinés à un marché mondial.
- Les fabricants éprouvent déjà des difficultés à trouver les capitaux nécessaires au développement de leurs capacités de production en vaccins conjugués Hib et pneumocoque. Ils n'ont ni la place, ni les fonds pour développer un nouveau vaccin.
Q9. Quelle fut l'attitude de MVP face à l'épidémie à souche W135 au Burkina Faso en 2001 et comment le Projet réagit-il à la possibilité que cette souche devienne une menace épidémique dans les pays de la ceinture de la méningite ?
R. MVP a réagi à l'épidémie à souche W135 au Burkina Faso en renforçant la surveillance dans trois pays de la ceinture de la méningite durant l'automne 2001. La surveillance s'est depuis lors étendue à neuf pays de la ceinture, et elle continuera d’être exercée dans les années à venir afin d'obtenir de meilleures données sur la contribution des différents sérogroupes de méningocoques aux épidémies. Ces informations sont essentielles à la prise de décisions relatives au développement de vaccin. Si la souche W135 se révélait être l’une des causes majeures d'épidémies, MVP est d'ores et déjà en position de modifier sa stratégie actuelle de développement vaccinal afin de tenir compte de cette souche.
Q10. Quelle somme d'argent dépense-t-on chaque année pour répondre aux flambées épidémiques ou épidémies ?
R. C'est difficile à dire. Si l'on tient compte uniquement du traitement et de la vaccination, les estimations les plus prudentes tournent autour d'une vingtaine de millions de dollars par an pour la ceinture de la méningite. C'est un minimum. A cela il faut ajouter le coût humain qui, lui, se mesure en vies définitivement perdues ou gâchées par la maladie. Cette estimation ne tient pas non plus compte du fait que pendant les 6 à 7 mois que dure l'épidémie, les services de santé se retrouvent souvent dans l'incapacité de fournir d'autres soins essentiels à la population, tant ils sont accaparés par les préoccupations liées à la gestion des urgences épidémiques.
Q11. Si les antibiotiques parviennent à limiter la propagation et la sévérité de la maladie, pourquoi ne pas les utiliser plutôt que de créer de nouveaux vaccins, puisque les médicaments existent déjà et qu'ils coûtent sans doute moins cher ? Avec 70 millions de dollars, il semble que l'on puisse acheter pas mal d'antibiotiques, non? Pourquoi ne pas utiliser l'argent disponible et apporter une solution immédiate au problème ?
R. Même avec une thérapie agressive, les taux de mortalité et de morbidité sont très élevés pour la méningite bactérienne. C'est pour cela que les vaccins ont été si utiles dans la prévention de la maladie de Hib aux Etats-Unis et en Europe. La situation est encore plus difficile en Afrique où les systèmes de soins de santé actuels ne peuvent prendre en charge une intervention qui doit être réalisée de manière régulière et opportune. Un vaccin qui offre une protection à long terme contre la maladie est la seule solution à long terme au problème posé par les épidémies de méningite. Il faut aussi tenir compte de la résistance grandissante aux antibiotiques, un phénomène omniprésent dans le monde entier et qui est causé par la surconsommation de ce genre de médicaments. Les antibiotiques ne sont tout simplement pas la solution au problème des épidémies répétées qui touchent de vastes populations en Afrique.
Q12. Combien d'argent supplémentaire faudra-t-il au projet pour atteindre son objectif d'éliminer les épidémies de méningite en tant que problème de santé publique en Afrique sub-saharienne ?
R. Au prix maximum garanti (prix-cible) d'environ 50 centimes de dollar par dose, il faudra 100 millions de dollars pour immuniser 250 millions de personnes sur une période de 10 ans. Cela veut dire qu'il faut trouver entre 10 et 12 millions de dollars chaque année – une somme qui assurera le maintien du programme.
Q13. Est-ce que les gouvernements africains ont été consultés pour savoir si ce vaccin et ce programme répondent réellement à leurs besoins ?
R. Oui. En avril 2000, des délégués du Burkina Faso, de l'Ethiopie, du Mali, du Niger, du Nigeria, de l'Arabie Saoudite, du Soudan, du bureau régional de l'OMS en Afrique (AFRO) et du bureau régional de la Méditerranée orientale (EMRO) se sont réunis à l'OMS afin d'évaluer diverses propositions de développement d'un vaccin conjugué. En accord avec diverses organisations multilatérales, les fabricants de vaccins et la communauté scientifique, ces délégués ont approuvé les objectifs du Projet Vaccins Méningite tout en soulignant que les stratégies actuelles de réponse ou de préparation ne sont pas suffisantes pour prévenir les épidémies. Ces délégués ont marqué leur accord pour le développement immédiat d'un vaccin conjugué mais ils ont aussi grandement insisté sur le fait que le prix du vaccin devait être largement inférieur à un dollar par dose pour avoir un impact positif sur la santé publique en Afrique.
Depuis sa création en 2001, MVP continue de procéder à des consultations régulières avec les responsables de la santé publique en Afrique, et les groupes consultatifs clés du projet sont composés de scientifiques, médecins, et responsables de la santé publique africains.
Q14. Comment allez-vous distribuer le vaccin en Afrique?
R. Le vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A sera initialement distribué lors de campagnes de vaccination de masse destinées aux personnes âgées de 1 à 29 ans. Les campagnes de vaccination contre la rougeole et la méningite qui utilisent des vaccins polyosidiques se sont avérées très efficaces pour immuniser de larges segments de la population africaine et MVP utilisera une stratégie identique. Il existe une demande très élevée de la part de l'Afrique sub-saharienne pour un vaccin antiméningococcique conjugué et MVP crée des partenariats avec les systèmes de santé nationaux dans chacun des pays concernés. Une seconde étape consistera à vacciner les nourrissons par le biais du Programme élargi de vaccination (PEV) et GAVI est en train de renforcer ces programmes à travers le monde entier. Une vaccination de rattrapage sera nécessaire chez les enfants plus âgés et les adultes parce que, contrairement à d'autres infections bactériennes telles que la maladie de Hib, qui touche surtout les enfants, la méningite méningococcique affecte aussi les jeunes adultes.
Q15. Allez-vous introduire le vaccin dans toute l'Afrique sub-saharienne en même temps ?
R. Pour assurer la meilleure coordination possible avec d'autres programmes de vaccination, l'introduction du vaccin antiméningococcique conjugué contre le sérogroupe A sera planifiée en tenant compte des critères de risques et points forts de chaque programme. C'est sur ces critères que deux pays seront choisis pour les programmes de démonstration lors de la phase d'introduction du vaccin. Le vaccin sera introduit dans les autres pays de la ceinture sur une période de 5 à 10 ans.
Q16. Où puis-je trouver d’autres informations à propos de la méningite ?
R. De nombreux sites offrent des informations sur la méningite mais la plupart d’entre eux sont consacrés aux types de méningite prévalant dans les pays industrialisés.
Informations générales et scientifiques
- Santé Canada / Health Canada
Informations en français et en anglais
http://www.hc-sc.gc.ca/
- OMS – Organisation mondiale de la Santé
http://www.who.int/health_topics/meningitis/fr
- Centre Hospitalier Universitaire de Rouen
http://www.chu-rouen.fr/ssf/pathol/meningitemeningococcique.html
- Centre Hospitalier Universitaire de Lyon
http://www.chu-lyon.fr/internet/arch/brv10129241400.htm
- National Foundation for Infectious Diseases (anglais)
http://www.nfid.org/library/meningococcal/
- Centers for Disease Control and Prevention (anglais)
http://www.cdc.gov/ncidod/dbmd/diseaseinfo/meningococcal_g.htm
- Meningitis Foundation of America (anglais)
http://www.musa.org
- Meningitis Research Foundation of Canada (anglais)
http://www.meningitis.ca
Informations pour les voyageurs
- Santé Canada - Déclaration sur la vaccination des voyageurs
contre le méningocoque
http://www.hc-sc.gc.ca/hpb/lcdc/publicat/ccdr/99vol25/25sup/dcc5.html
- Santé Canada - Programme de médecine des voyages
http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/tmp-pmv/info/meningitis_f.html
- OMS - International Travel and Health (anglais)
http://www.who.int/ith/
- CDC - Travelers’ Health (anglais)
http://www.cdc.gov/travel/diseases.htm#menin
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