Défauts des vaccins actuels

Des vaccins antiméningococciques polyosidiques contre les sérogroupes A, C, W135 et Y existent depuis plus de 20 ans et ils sont efficaces dans la prévention de la maladie chez les adultes et les enfants plus âgés. Cependant, si ces vaccins réussissent aussi à contrôler les épidémies de méningite en Afrique, ils souffrent de plusieurs défauts qui les empêchent d’être utilisés dans le Programme élargi de vaccination (PEV).

  • Ils sont d’une efficacité relative chez les enfants en bas âge, le groupe le plus à risque ;
  • Ils ne procurent pas une protection durable ;
  • Ils ne procurent pas une immunité de groupe car ils ne diminuent pas la transmission de la maladie dans la population.

De plus,

  • Les vaccins polyosidiques ne semblent pas protéger les personnes à risque contre toutes les formes de portage chronique (manière dont la maladie est transmise d’une personne à l’autre). Dans le cas présent, les vaccins peuvent ne pas protéger contre la transmission de la maladie par voie naso-pharyngienne.
  • Des doses répétées de vaccins capsulaires polyosidiques ont dans le passé été associées à une hyporéactivité.

C’est pour ces raisons que les vaccins polyosidiques sont principalement utilisés soit pour le contrôle d’épidémies ou de flambées épidémiques, soit chez les voyageurs partant vers des destinations où la maladie est présente.

En Afrique, la vaccination répétée des tranches d’âges les plus à risque pose des problèmes d’organisation. Un vaccin procurant une protection à long terme pour tous les âges et conférant l’immunité de groupe serait bien plus adapté à la prévention d’épidémies à méningocoque dans la région.

Crédit photo: Benoît Lange (gauche); Benoît Lange (droite)

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