Neisseria meningitidis (méningite à méningocoque)

La Neisseria meningitidis (méningocoque) est à l’origine de plusieurs infections susceptibles de causer la mort chez les nourrissons, les enfants et les jeunes adultes.

La manifestation clinique la plus courante est la méningite aiguë caractérisée par une fièvre et des frissons, des céphalées, une raideur de nuque, des vomissements, une léthargie ou somnolence, ou des signes d’irritabilité. Dans certains cas, plus rares, les patients présentent une septicémie à méningocoque (méningite fulminante) accompagnée par une fièvre très forte, une éruption purpurique, une défaillance des organes vitaux avec choc cardio-vasculaire foudroyant.

La méningococcie généralisée présente un important risque de mortalité. Malgré le traitement antibiotique, 10% des patients décèdent généralement dans les 24 à 48 heures qui suivent l’apparition des premiers symptômes de la maladie. Entre 10 et 20% des survivants gardent des séquelles permanentes telles que troubles neurologiques ou surdité neurosensorielle.

Les méningites à méningocoque sont présentes dans tous les pays de façon endémique. Les principales victimes sont les enfants de moins de 5 ans et le taux d’attaque annuel se situe entre 1 et 3 cas par 100.000 habitants. Comme cette carte l’indique, certains pays, dont la plupart sont en voie de développement, souffrent d’épidémies de méningite occasionnelles ou répétées.

Les principaux sérogroupes pathogéniques de Neisseria meningitidis sont : A, B, C, W135 et Y. Si les sérogroupes A, B et C sont responsables de la majorité des cas de méningite dans le monde, le sérogroupe A occasionne des flambées épidémiques dans ce que l’on appelle la ceinture africaine de la méningite Elle s’étend de l’Ethiopie à l’est au Sénégal à l’ouest, avec une population à risque supérieure à 400 millions de personnes.

Crédit photo: Benoît Lange (gauche); OMS (droite)

This page displays best in a browser that supports current web standards, but all content is accessible via any web device.